Usure…

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Usure…

La pression dans certaines entreprises est telle qu’elle exige une focalisation permanente sur les résultats. C’est particulièrement vrai dans des activités hyperconcurerentielles. Les dirigeants et les managers y gardent les yeux rivés sur les chiffres et impriment à toute l’entreprise un rythme de travail excessif et souvent stressant.  A peine le temps de boucler un trimestre qu’il faut repartir sur le suivant mais sans récupérer… Il s’ensuit une forme d’essoufflement.

Ces conditions de travail épuisent les ressources tant cette course ininterrompue s’instaure au détriment des rythmes des individus et de leur besoins.  Elle entraîne une usure tant des managers que des équipes. Pour ces entreprises, il est vital d’inventer des pratiques de ressourcement, de préserver le moral et la motivation des forces vives : réserver des plages de temps ouvert, évaluer les pratiques, échanger, prendre du recul et célébrer le succès. Destinées à régénérer le niveau de mobilisation, ces pratiques sont indissociables du management… A défaut, on risque la démotivation pour le middle management, particulièrement exposé à la pression.

Certains dirigeants qui l’ont bien compris planifient des séminaires d’équipe, des réunions de régulation ou des journées « au vert »… D’autres en revanche, doivent mesurer que ces pratiques ne sont pas que de confort, mais une nécessité. Faute de quoic’est en turn-over et en formation de nouveaux collaborateurs que l’entreprise le paiera.

Alors ? On vise la performance immédiate ou la performance globale ?
 
Olivier Devillard

article paru dans Economie matin le 6 juin 2006